Suite aux procès intentés un peu partout contre Sony, leur service juridique a pondu une sacrée perle :
« Comme le reconnaissent les plaignants, la section 1 du contrat entre lui et Sony précise également que « le logiciel vous est concédé sous licence, et non vendu ». C’est pourtant clair. À l’ère du numérique, il n’est pas crédible de prétendre que des consommateurs raisonnables pensaient acquérir la « propriété » d’un jeu numérique. Si tel avait été le cas, le plaignant Edward Heycock n’aurait pas pu se procurer le jeu Resident Evil Requiem sur le PlayStation Store le 25 février 2026 pour 69,99 $, après que le plaignant Jason Mendoza l’avait obtenu le 14 février 2026 ; en effet, c’est alors M. Mendoza, et non Sony, qui en aurait été le propriétaire ». ⚖️🤦♂️
Excusez-moi, il faut que j’aille faire un procès à Coca-Cola : j’ai acheté une de leurs bouteilles, donc la recette m’appartient désormais ! 🥤📜
Ils jouent clairement sur la confusion de la propriété : en numérique, l’objet physiquement palpable n’existe pas (sauf un tas de fichiers inutilisables sans licence). Pourtant, il est évident pour tout le monde que si vous achetez un poster, un livre, un CD audio ou un meuble Ikea, vous n’êtes pas autorisé à en reproduire des copies. Vous êtes propriétaire de l’objet, pas du copyright sur le design ! 🛋️📚 Vous êtes libre de disposer de cet objet : de le revendre, de le modifier, de le détruire ou de le ressortir dans 40 ans s’il tient encore debout, et le fabricant n’a pas le droit de vous le reprendre (sauf cas rare de danger sanitaire avec rappel et remboursement). 🔄
Dans les jeux uniquement en ligne, quand vous achetez un objet, il est clairement indiqué dans les conditions générales (et c’est logique) que cet achat n’est valable que pendant la durée de vie du serveur. Le jour où World of Warcraft ou Fortnite ferme ses portes, bye-bye vos achats in-game. 🎮📉
Le problème ? Si le jeu vidéo devient 100 % dématérialisé, il tombe dans cette même catégorie d’achats virtuels temporaires. C’est exactement cette nouvelle réalité que Sony essaie de nous imposer. 💸
Les pros-dématérialisé pensent que les défenseurs du format physique sont de simples rétrogrades attachés à leur doudou disque. C’est faux : ils sont simplement attachés à leur droit de propriété. Ou alors, un jeu dématérialisé ne devrait pas se louer au même prix qu’on nous le vendait quelques mois auparavant… et dans ce cas, TOUS les jeux devraient être inclus dans un service de type Game Pass ou PS Plus ! 🛑💳 Ce n’est pas pour le disque qu’il faut se battre mais pour le droit de conserver ce pour quoi on a payé.
Ok on vit dans un monde où Netflix et Spotify ont gagné mais le physique et la propriété subsistent pour les consommateurs qui le veulent. On trouve encore des CD audio, des vinyles, des livres malgré le Kindle. Là si l’unique société au monde qui a la capacité technique de fabriquer des disques arrête, plus d’alternative. Et avec l’obligation de se connecter à intrevalle régulier pour réactiver les licences de jeux, pas possible de faire comme avec les iPhones et autres Android et garder un vieux GSM avec le jeu dessus qu’on ne met plus à jour. Je me souviens moi des smartphones vendus sur Ebay avec Flappy Bird parce que l’auteur avait retiré le jeu de l’App Store. Tant que tu avais téléchargé le jeu quand il était dispo et que l’appareil fonctionnait, tu gardais le jeu ! Donc oui on peut être propriétaire d’un bien numérique c’est juste un choix du fabricant du matériel. Mais sur disque au moins on peut le revendre sans devoir changer de machine 😁
Article à lire sur https://www.gameblog.fr/jeu-video/ed/news/sony-argument-licence-jeux-numeriques-justice-721982
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